De 1897 à aujourd'hui. ………………Histoires d'un art hospitalier

Livre interactif sur l'histoire de l'art à l'hôpital

Les albums de Marcel

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Lors de l’exposition Marcel plusieurs albums ont été créés
afin de présenter au public la richesse du parcours et des activités développées
par Marcel Christin à Genève dans les années 60-70.

Album 3 *Lettres&Documents*

Rédigé par affairesculturelleshug

3 janvier 2012 à 17:18

Les albums de Marcel

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Lors de l’exposition Marcel plusieurs albums ont été créés
afin de présenter au public la richesse du parcours et des activités développées
par Marcel Christin à Genève dans les années 60-70.

Album 2 *Photographies*

Rédigé par affairesculturelleshug

3 janvier 2012 à 17:04

Les albums de Marcel

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Lors de l’exposition marcel plusieurs albums ont été créé
afin de présenter au public la richesse du parcours et des activités développées
par Marcel Christin à Genève dans les années 60-70.

Album 1 *Marcel*

Rédigé par affairesculturelleshug

3 janvier 2012 à 16:10

Le film Marcel

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Voici le film réalisé par Bernard Villat et Franck Schneider
lors de l’exposition Marcel à l’espace Abraham Joly à l’automne 2008.

Rédigé par affairesculturelleshug

16 novembre 2011 à 12:07

Lettres à un médecin – Correspondances Stanislas Amand

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De: S.A.
23:10:00 GMT +01:00
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Objet: Couveuse
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Longeant les couloirs vides, des portes, encore des portes, et scrutant les salles de la maternité en fin de déménagement, j’ai vu une couveuse en cuivre avec une bouillotte en cuir, en peau retournée.
Une couveuse conservée dans de la paille, surmontée d’une cloche de verre à ouverture en oeil-de-boeuf. Le liquide chaud passait dans le cuivre au-dessous d’une réserve en peau retournée sous un matelas de feutre  dont l’épaisseur assurait une température stable de 37°C.
Je l’avais placée près de l’horloge, pour éviter qu’on ne l’abîme, dans les combles du grenier de l’hôtel-Dieu qui, à la différence de la maternité, ne sera pas détruit. Je vais essayer d’en faire faire un dessin car je ne l’ai pas retrouvée. Pourriez-vous demander à vos services ?

Cordialement. S.A.

Veuillez trouver ci-joint sur une archive photographique de l’hôpital. Une autre couveuse ? Est-ce vraiment la même ?

Rédigé par affairesculturelleshug

20 avril 2011 à 12:58

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Lettres à un médecin – Correspondances Stanislas Amand

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De: S.A. 09:29:52 GMT +01:00
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Objet: Les corps et les murs
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Entre ce toit où on peut voir de temps en temps un hélicoptère descendre de la montagne, entre ce toit et le sous-sol de ce bâtiment DORSTTER construit par Marcel SALAGNAC en 1970, une dizaine d’étages avec 11 000 interventions chirurgicales par an, plus de mille lits, plus de deux mille cinq cents soignants, personnel médical et administratifs sont dans l’urgence. A chaque étage, par spécialité, dans chaque chambre pour chaque malade, chaque médecin, chaque infirmière, le lien entre eux étant la volonté de guérir et d’être guéri.
Cette fourmilière du service public va continuer à opérer dans un contexte de reconstruction hospitalière jusqu’en 2015. Un travail de fourmi à la fois en train de soigner tout en changeant de conditions pour continuer à pratiquer. Outre les soins et la transmission du savoir, c’est l’accès égal à tous les usagers, la permanence et la lutte contre les exclusions sociales, base du pacte social de notre même fourmilière. Une urgence contre les dangers de l’individualisme.
Déshabiller, désosser, détruire, maintenir, opérer, réparer, redresser, reconstruire, accoucher. Les murs comme la peau, les fenêtres comme les yeux, les volets comme des paupières. En même temps les corps et les murs.

Rédigé par affairesculturelleshug

22 mars 2011 à 16:29

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Lettres à un médecin – Correspondances Stanislas Amand

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De: S.A.
02:36:00 GMT +01:00
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Objet: Mémoire des patients
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Je vous transmets une archive (service gériatrie du Centre Hospitalier de Chambéry)
où l’on voit une patiente heureuse de se retrouver, de revoir sa famille et ses amis.
Elle a le temps de partager des souvenirs avec des gens quil’aident et la soutiennent.
Des soignants qui préfèrent la parole au médicament, la chaleur humaine aux murs silencieux,
la mémoire à l’endormissement.
La mémoire, ce n’est pas ce que l’on a vécu, ce n’est pas ce dont on se souvient,
mais comment on s’en souvient au moment où on regarde. Une mémoire réactualisée
à chaque fois que l’on décide de s’y intéresser.

Rédigé par affairesculturelleshug

4 mars 2011 à 15:16

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Confidences de Belle-Idée / n°5

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“Des œuvres ? ici ??”
S’il y a une chose qui me frappe sans cesse depuis que je sillonne les couloirs de Belle-Idée, c’est la fréquence de cette question. Comme une ritournelle, une fable même, dont la morale dirait que les œuvres d’art, si on ne les regarde plus, disparaissent. Comme si celui qui les avait accrochées avait mis tant de soin à les penser en harmonie avec l’environnement que, le temps s’écoulant, les œuvres s’étaient fondues dans le décor.

En remplaçant pour plusieurs semaines les gravures de Chérif Defraoui par des photographies noir et blanc dans la salle d’attente des admissions, j’ai pu constater à quel point œuvres et lieu étaient indissociables. Et surtout, remarquer que ce changement radical provoquait des réactions. Familières de cette pièce, les secrétaires étaient impatientes de retrouver la série des Correspondances, elles qui n’y faisaient pas (plus) vraiment attention.
Sans doute que maintenant, elles ne les verront plus de la même façon. Et peut-être que désormais, elles les regarderont, tout simplement.

Tandis que la salle d’attente a retrouvé ses œuvres, une salle de pause du Centre de Direction a perdu les siennes. Pour quelques temps.
Cette fois, j’ai décidé de laisser nus ces murs verts de la salle de pause du 2è étage. Espérant ainsi susciter des interrogations, créer un manque, et pourquoi pas, inciter les usagers de la pièce à plonger dans leurs souvenirs… Qu’y avait-il suspendu à ces crochets et laissant au mur ces traces fort peu esthétiques ?
Les quatre estampes, quant à elles, ne sont pas dépaysées. Dans le Cabinet des curiosités elles reposent sur une corniche d’un vert sapin quasi similaire à celui qui les environnait jusque là. Un heureux concours de circonstances…

Série accrochée dans la salle de pause

Je dois tout de même préciser que ce n’est pas par simple provocation que j’ai décidé d’enlever ces œuvres temporairement sans les remplacer. L’une d’entre elles était très abimée. Une tache rose, probablement due à l’humidité, maculait un angle inférieur, par chance essentiellement sur le passe-partout. Il était donc nécessaire de les réencadrer, afin de les protéger et d’assurer leur conservation. Par ailleurs, les installer dans le Cabinet des curiosités était important à mes yeux car, personne n’ayant pu déchiffrer sa signature, leur auteur restait inconnu. Je souhaitais donc leur donner une nouvelle visibilité tout en effectuant des recherches à leur sujet.

Série exposée dans le Cabinet des curiosités

Cependant, tout ne s’est pas déroulé comme je le prévoyais…
Une à une, je les ai remises en valeur pour leur assurer une longue vie. C’est en ouvrant le dernier cadre que j’ai à nouveau eu l’heureuse surprise de découvrir, sous l’œuvre, placée entre deux feuilles, une autre gravure ! C’est donc pour la troisième fois que je retrouve ainsi une précieuse source d’informations non seulement sur l’œuvre qui la recouvre, mais sur la série toute entière. Car en effet, il s’agit bien d’une série : trois aquatintes formant un triptyque, et une eau-forte.
L’artiste inconnu qui avait signé ces quatre estampes s’est aussi révélé être Gianfredo Camesi. Découverte majeure car d’œuvres d’un anonyme nous nous retrouvons en possession de celles d’un artiste contemporain de renommée internationale. Tessinois, Camesi est né en 1940 et a réalisé cette série en 1973, l’année même où il a représenté la Suisse à la Biennale de Sao Paulo au Brésil.

L’artiste a développé un langage codé qui s’exprime sous la forme de signes, de symboles. Cette série est une déclinaison des mêmes motifs : un nuage surmontant ou se superposant à une forme plus abstraite. Tantôt ces motifs surgissent en aplats colorés, tantôt ils apparaissent par un trait ou disparaissent dans le creux de la feuille.
La forme verte du deuxième volet du triptyque semble, quant à elle, jaillir du mur. L’œuvre n’est plus simplement accrochée au mur, mais dialogue avec lui.
Une interaction est créée entre le lieu et l’œuvre, un échange nait, et c’est à nous d’en saisir les bribes.

Rédigé par Julie Mazé

10 mai 2010 à 15:25

Confidences de Belle-Idée / n°4

avec un commentaire

De toutes les Confidences, cette 4ème est sans doute celle qui porte le mieux son nom. Elle concerne deux œuvres dont j’ai découvert l’histoire sans autre recours que celui d’écouter quelqu’un la raconter.

Depuis le début de mon stage, et plus activement en ce moment, j’élabore un outil de médiation en collaboration avec Catherine Guévry, stagiaire comme moi. Il s’agit d’un « Parcours des Œuvres », recueil de toutes les œuvres intégrées (fresques, sculptures, décoration permanente…) dont le premier volume est consacré au site de Belle-Idée.
La semaine passée, alors que nous peaufinions notre liste des œuvres, je retrouve un nom évoqué il y a quelques semaines et qui nous avait échappé : Delanglade. Selon les notes que j’avais en ma possession, il devait s’agir d’une peinture sur tôle. Le plus étonnant était qu’elle était apparemment « vissée au mur en hauteur » dans le bâtiment 27 : la centrale thermique… L’œuvre n’existe pas dans l’inventaire, et je ne me souviens pas de la raison pour laquelle je l’ai laissée de côté lors de ma prospection en début de stage…

Histoire de ne pas ignorer une œuvre qui a peut-être sa place dans notre parcours, et en tout cas qui en a une dans l’inventaire, nous décidons d’aller la voir. Mais avant ça, à tout hasard, nous passons interroger Jacques Boesch, responsable des Affaires culturelles depuis 2001, qui pourra peut-être nous en dire quelques mots…
Et quels mots !
Jacques nous raconte que cet artiste, Frédéric Delanglade, était un ami du professeur Julian de Ajuriaguerra. Ils s’étaient connus au centre hospitalier de Sainte-Anne à Paris en 1936, où le médecin exerçait et dans lequel l’artiste réalisait une fresque. Lorsque le professeur de Ajuriaguerra quitta Paris pour Genève, en 1959, il fit venir Delanglade en résidence. A Belle-Idée, tout comme à Sainte-Anne et à l’hôpital de Montfavet, l’artiste créa de nombreuses œuvres murales dont la plupart furent malheureusement détruites par la suite.
La plupart, sauf une.
Jacques nous apprend qu’il ne reste de ce vaste travail de résidence à Belle-Idée qu’une seule fresque, dans le bâtiment de la Seymaz. C’est alors que nous réalisons que nous l’avions déjà vue, dans une pièce de réunion sous combles ! Sans signature ni information la concernant, nous avions fait l’impasse sur cette œuvre importante bien cachée derrière une porte fermée à clé…

Mais qu’en est-il de la peinture sur tôle de Delanglade évoquée plus haut ?
Nous apprenons alors que celle-ci était un don de l’artiste au personnel des services techniques de Belle-Idée. Delanglade avait souhaité remercier l’équipe qui lui avait apporté son aide durant sa résidence. C’est ainsi que nous avons compris pourquoi cette peinture, que nous sommes allées voir quelques minutes plus tard, est accrochée aux murs de la salle commune de ce bâtiment technique. Cette œuvre n’est pas faite pour un lieu, elle est intimement liée à ceux qui l’occupent…

Grâce à Jacques, nous avons pris conscience de la renommée de Delanglade, peintre appartenant au mouvement surréaliste conduit par André Breton. Nous avons aussi, et surtout, pu mesurer toute l’importance de ce que j’appellerai « l’archive vivante ». Sans sa « confidence », deux œuvres majeures de la collection seraient restées ignorées du public, ou tout du moins, n’auraient pas figuré dans notre Parcours des Œuvres.
L’histoire de ces œuvres de Delanglade ne figure dans aucun ouvrage, aucun texte. Cette archive vivante est à la fois extrêmement précieuse et tellement fragile. Elle ne tient qu’à un fil. Ce fil c’est la mémoire de gens comme Jacques Boesch ou encore Marcel Christin que je vais rencontrer bientôt. Ce dernier a notamment fait l’acquisition de toutes ces œuvres des années 1970 que j’étudie depuis le début de mon stage, tous les Defraoui, pour ne citer qu’eux. Cette rencontre sera assurément pour moi l’occasion d’en savoir plus sur ces œuvres qui me sont devenues familières, de récolter quelques anecdotes significatives et de les transmettre à mon tour. D’une modeste façon, contribuer à la préservation de cette archive immatérielle. De confidences en Confidences

Rédigé par Julie Mazé

19 avril 2010 à 16:49

Confidences de Belle-Idée / n°3

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Le site de Belle-Idée regorge d’endroits étonnants, et quand on est, comme moi, nouvellement arrivé sur les lieux, on est très souvent surpris. A mes yeux, ce qui est le plus immédiatement frappant est cette architecture pavillonnaire. Et, toujours subjectivement, l’un des plus beaux bâtiments est celui des « Magnolias » (où se trouve la crèche des enfants des collaborateurs). Toujours à la recherche des œuvres de l’inventaire, je m’y suis rendue voilà déjà quelques semaines.

L’entrée se fait sur le côté de ce qui pourrait être une grande demeure privée. Comme à chaque fois que je me prépare à pousser la porte d’un pavillon de Belle-Idée, j’ai l’impression que je vais m’introduire chez quelqu’un à son insu. Après cette courte réticence, j’entre … et me retrouve dans une cage d’escalier. Trois paliers successifs donnent accès à des portes fermées, il est mentionné que derrière elles dorment de jeunes et très jeunes enfants. Je n’ai pas à les déranger car ce que je suis venue voir se trouve dans l’escalier : quatre œuvres de Marie-Claire Mermod. Ce sont de grandes peintures sur toile représentant des scènes d’enfance, chacune décorant une volée.
Peu de temps après les avoir vues et photographiées, je fais quelques recherches à leur sujet, à commencer par l’inventaire sur carte. Là, je retrouve la fiche d’une grande fresque qui décorait la pédiatrie dans les années 1980…Et je réalise que cette fresque n’est autre que l’assemblage des panneaux des Magnolias !

Marie-Claire Mermod, "Montgolfières"

Dans l’escalier, rien ne laissait penser que les quatre peintures pouvaient à l’origine n’en faire qu’une seule. Ce qui est surprenant c’est qu’on a beau comparer les deux compositions, l’œuvre est toujours cohérente…

D’autres fois, ce sont les œuvres elles-mêmes qui conservent précieusement les éléments manquants du puzzle.
Lors du travail de remise en valeur des estampes de Chérif Defraoui, j’ai voulu changer leurs passe-partout jaunis et nettoyer leurs cadres poussiéreux. Il faut dire qu’une série d’œuvres était en décoration dans la salle d’attente des admissions depuis la construction du bâtiment, voilà bientôt trente ans ! A l’ouverture du dernier des cinq cadres, je soulève l’estampe de son support et là, j’y découvre une seconde gravure en double-fond ! Il ne s’agit malheureusement pas d’une autre œuvre, mais celle-ci est tout de même extrêmement précieuse car elle fait office de cartel.

C’est grâce à cela que nous connaissons désormais le titre de la série : Correspondances, et que celle-ci prend tout son sens…

Décidée à offrir le même soin à toutes les œuvres que je présenterai dans le Cabinet des curiosités (et, il faut le dire, espérant ainsi éclaircir leur mystère parfois entier…), je reproduisis cette opération sur une autre gravure de Defraoui. Une estampe de même format que celles de la série des Correspondances, utilisant la même technique, et, pour mon plus grand bonheur : cachant elle aussi une seconde gravure en double-fond !

Je découvre ainsi, chose insoupçonnée, qu’elle aussi fait partie d’une série. N’ayant cette fois qu’une seule des œuvres, la probabilité qu’elle dissimule l’information était assez faible…Et pourtant…
Le mystère qu’il reste désormais à éclaircir est celui qui entoure le reste de la série : où peuvent donc être les quatre autres estampes ?

Rédigé par Julie Mazé

29 mars 2010 à 15:07

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